Il arrive un moment où certains choix du passé reviennent frapper doucement à la porte. Pas les grandes erreurs, mais ces chemins non empruntés qui laissent derrière eux une trace subtile.
« J’aurais dû parler. J’aurais dû rester. J’aurais dû partir plus tôt, essayer autrement, choisir différemment. » Ces phrases nous visitent comme des échos d’une version de nous‑mêmes que nous ne sommes plus.
Ce petit mot — « dû » — porte un poids étonnant. Il installe le regret comme un locataire indésirable, celui qui occupe tout l’espace et rejoue en boucle un passé que nous ne pouvons plus toucher. Pourtant, chaque décision que nous avons prise l’a été avec ce que nous étions à ce moment‑là.
Nos peurs, nos ressources, notre compréhension du monde : tout cela formait la personne qui a choisi. Pas celle que nous sommes devenus depuis, avec le recul, la maturité et cette clarté qu’on n’a qu’après.
Se juger avec les yeux d’aujourd’hui pour des choix faits hier, c’est exiger de soi une sagesse qu’on n’avait pas encore. C’est oublier que grandir prend du temps, et que les erreurs — ou ce que nous appelons ainsi — font partie intégrante du chemin.
Parfois, c’est en regardant ces choix autrement qu’on découvre ce qu’ils ont ouvert — même douloureusement. Ce qu’ils ont révélé de notre force, ou de nos besoins les plus vrais.
Le passé ne se réécrit pas. Mais notre relation à lui, oui. Passer de « j’aurais dû » à « j’ai fait ce que je pouvais » n’est pas une capitulation : c’est un acte de douceur envers soi‑même. Peut‑être même l’un des plus courageux.
© Nicole Charest
https://www.lapetitedouceur.org/
Parfois ca peut être de grandes erreurs, qui ont encore des répercutions dans nos vies, bien longtemps après qu'elles se soient produites.
Mais de toute façon, à moins de faire partie de ces personnes, tellement malheureuses, ou tellement inconscientes, qu'elles font du mal exprès, et je doute que ca puisse vraiment, les consoler ou les guérir. !
Nous avons fait ce que nous pouvions, là où nous en étions, à ces moments de notre vie...
Désolée, pardon, je t'aime ...
Nous ne pourrons jamais re écrire notre histoire.
Bon été à vous, qui êtes inscrit sur ce blog, ou parfois, je suis bien moins présente que par le passé, il y a ce qu'on a envie de partager, et aussi ce qu'on doit vivre.
La vie passe si vite ...

Douce journée, à Vous ♫

