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2010-12-06T17:45:00+01:00

Seul contre tous

Publié par Rosy
Dans mon bureau, les bébés – ou plutôt la Sagesse de l’Être qui se tient sur le seuil de sa nouvelle vie – parlent à leurs parents, et je ne rate rien de tout ce qui y est dit, bien évidemment.
Si je regarde l’ensemble de tous les messages dont je me suis fait la porte-parole depuis toutes ces années, je peux dire que, de chacune de ces rencontres, j’arrive toujours à en adapter une partie pour moi pour la mettre personnellement en pratique dans ma propre vie.

Présentation…


parole au bébé
parole au bébéAu cours des derniers mois, l’un de mes petits clients m’a touchée un peu plus que les autres, et je vais partager avec vous une partie de son histoire. Je vous présente, sans autres détours, ce petit bébé que m’ont amené ses parents. Il s’agit de William qui ne dormait pas bien. De plus, il pleurait beaucoup – jour et nuit – et ce, depuis sa naissance. Fait particulier, lorsqu’il pleurait, une tache ronde bien délimitée apparaissait en plein milieu de son front, de la grosseur d’une pièce de 1 $ canadien (environ 1½ cm de diamètre).
parole au bébé
Ses parents m’ont appris que la naissance (et évidemment l’accouchement de sa mère aussi) a été très difficile du fait qu’on a du la provoquer (en retard sur sa date prévue). William ne s’était ni retourné ni n’était jamais descendu. Le fait de ne pas dormir était l’élément majeur qui les tourmentait tous, mais comme vous le verrez, c’est avec une magnifique leçon qu’ils sont tous repartis, petits et grands. Et moi aussi…

 

La honte…
parole au bébé
William a voulu dès le début de notre rencontre nous faire part d’une émotion bien présente à lui : la honte. En attendant cela, ses parents se sont demandés pour quel motif un si jeune bébé d’à peine trois mois peut bien éprouver de la honte. Pour en connaître la réponse, on s’est reportés aux tout premiers jours de la gestation de William, alors qu’il n’était âgé que de 4 semaines
parole au bébé
parole au bébéSa grande Sagesse nous a alors révélé la présence d’un jumeau intra-utérin, jumeau qui l’a quitté à ce moment-là, réveillant chez William un très ancien traumatisme directement relié à la honte. William nous a parlé de l’interprétation qu’il a faite au moment du décès de son jumeau : il a cru qu’il aurait dû le sauver coûte que coûte (quitte à en mourir) et, surtout, le ramener vivant à ses parents.
parole au bébé
À sa naissance, lorsqu’il s’est présenté devant ses parents, tout de suite après avoir atterri dans leurs bras, il s’est senti honteux de se présenter à eux les bras vides – sans son frère – et n’a jamais pu les regarder dans les yeux. William croyait que ses parents attendaient deux fils et le blâmaient de n’avoir pu prendre soin de son jumeau.

 

La tache…


parole au bébé
À ce moment, on a compris la signification de la tache rouge sur son front. Elle représentait ni plus ni moins le signe extérieur montrant à tous sa faute, un peu comme dans l’histoire biblique de Caïn qui a tué son frère Abel (à la suite de son crime, une tache apparaît sur le front de Caïn dévoilant ainsi à tous l’identité du meurtrier).
parole au bébé
À ce moment-là de notre rencontre, j’ai invité les parents de William à expliquer à leur fils qu’ils n’étaient même pas au courant de la présence d’un deuxième bébé, qu’ils n’attendaient que lui, qu’ils étaient si heureux de l’accueillir lui – même seul –, qu’ils l’aimaient tel qu’il était, qu’ils ne le blâmaient aucunement, qu’ils ne lui reconnaissaient aucune faute, etc. Ils ont laissé parler leur cœur et lui ont dit et redit tout leur amour. Sachant maintenant ce qu’avait interprété faussement leur fils, ils pouvaient trouver en eux les bons mots pour le détromper, le rassurer, corriger ce qu’il avait mal compris de la situation et l’assurer de leur total amour

 

 

Une séquence ininterrompue…

 
parole au bébé
parole au bébéQuand un tout jeune embryon expérimente une situation traumatisante en tout début de gestation, on peut souvent faire un lien avec un événement antérieur. Bien sûr, je vous entends penser ! Vous allez peut-être me dire qu’avant l’âge de 4 semaines, dans le ventre de sa mère-en-devenir, il ne peut pas s’être passé grand-chose pour un embryon. Oui, vous avez raison… si on ne considère cet enfant que sur le plan physique. Mais si on regarde ce bébé en tant qu’Être, on voit en lui aussi une âme… et donc un long passé.
parole au bébé
Parce que ses parents étaient ouverts à cette idée, la Sagesse de William a alors fait le lien entre cette pensée de honte et une vie antérieure. Il nous a alors parlé d’une vie où il était jeune papa de 4 enfants. Il nous a parlé de sa honte qui s’est installée en lui suite à un drame survenu dans la famille. Au cours d’un terrible incendie, il n’a pas réussi à sortir ses petits de leur maison en proie aux flammes. Constatant son incapacité à entrer dans la maison, le jeune père n’a pu qu’assister à leur agonie, complètement impuissant.
parole au bébé
Grave traumatisme pour un jeune père, mais avec les années il aurait pu venir à bout de son chagrin et il aurait pu compléter son deuil… ce qui ne s’est pas fait. Voici pourquoi. Pendant l’incendie, son épouse était à plusieurs kilomètres de là, chez ses parents, partie les aider pour la journée. À son retour, elle a écouté les explications de son époux en pleurs, mais l’a accusé de n’avoir pas tout tenté pour les sauver. Elle lui a dit que leur mort était sa faute.
parole au bébé
Les 4 grands-parents des enfants décédés (parents et beaux-parents du jeune papa) sont allés dans le même sens et ont surenchéri en lui disant qu’il n’aurait pas dû survivre à la mort de ses enfants. Selon eux, s’il avait été un vrai bon père, il aurait réussi à entrer dans la maison enflammée et n’aurait pas dû en ressortir vivant sans les petits. Le fait qu’il soit vivant, et eux morts, prouvait qu’il n’avait pas tout tenté. Ce qui était faux bien entendu…

 

Une belle leçon…


parole au bébé
À chaque fois que, dans mon bureau, il est question de vie passée, je constate que l’enfant ressort toujours de notre rencontre avec une belle leçon, parfois ses parents aussi (et moi aussi). Que pensez-vous que nous avons tiré comme leçon ici ? Voici…

parole au bébé
Tout de suite après le décès de ses enfants et pendant quelques jours après les cérémonies de l’enterrement, le jeune père était, certes, accablé de chagrin, mais il ne se sentait pas coupable. Il se savait profondément innocent. Pendant quelque temps, il a clamé son innocence, mais par la suite, il a « acheté » les accusations de sa famille et s’est blâmé de n’avoir pas sauvé ses enfants. Il a eu honte de n’avoir pu ramener ses enfants sains et saufs, à leur mère et leurs grands-parents. Ce qui l’a poursuivi tout le reste de sa vie est-ce avec quoi est arrivé William. La fin d’une vie retransmet (réensemence l’information) à la vie suivante, comme une séquence ininterrompue, ce qu’était en train de travailler l’Être au moment de mourir.
parole au bébé
Ce que travaillait l’âme de ce jeune père (et plus tard le vieil homme qu’il était devenu) était la foi en lui-même. Malgré les accusations, il devait faire suffisamment confiance en ce qu’il ressentait au plus profond de lui-même à son sujet pour continuer à croire et à affirmer son innocence. Il devait croire en lui et continuer de le faire même si personne n’allait dans le même sens, même sans l’appui des autres. Dans cette vie-ci, au moment du décès de son jumeau et pendant toute sa gestation, William s’est remis dans le même était d’esprit (état d’âme dans le sens littéral !) d’alors pour pouvoir se pencher encore sur le même thème de travail, poursuivre exactement là où il était rendu et évoluer. Durant notre rencontre, on a mis en mots cette belle leçon qui consiste à honorer ce que l’on sent vrai en soi, même si on est seul contre tous.

 

Un deux pour un…


parole au bébé
En mettant tout cela en mots, j’ai bien vu que le père de William était très touché. C’est qu’effectivement, il vivait une situation difficile. En deux mots, il nous a dit avoir un projet (au niveau technologique), un concept assez innovateur, que tous rejetaient. Ses propres parents le jugeaient complètement fou d’investir temps, énergie et argent sur une telle chimère alors qu’il avait maintenant un bébé. Pourtant, au fond de lui, le père de William croyait à son projet, mais il était en train de capituler devant les accusations, les moqueries et le désintérêt de tous ceux qui prenaient connaissance de ses recherches. En entendant cette leçon, il a repris courage et a persisté dans son idée.

parole au bébé
parole au bébéQuelques mois après notre rencontre, il m’a téléphoné pour me dire que son projet avait pris une nouvelle allure beaucoup plus positive : des gens d’affaires venaient enfin de reconnaître le fruit de ses efforts et avaient investi dans son entreprise. Quant à William, la tache de culpabilité au front a disparu quelques jours plus tard en même temps qu’il s’est mis – enfin – à bien dormir, « du sommeil du juste » comme on dit. Et rien n’était plus vrai dans son cas. Et, grâce à tout l’amour de ses parents, ses pleurs se sont apaisés graduellement après une recrudescence particulièrement impressionnante le lendemain de notre rencontre. Par cette saine crise, enfin, il pouvait partager avec ses parents combien ces derniers mois avaient été difficiles. Tout cela se libérait dans des larmes bienfaitrices. On croit à tort que les bébés ne doivent jamais pleurer. Mais non ! Ils sont comme nous : ça fait parfois du bien de pleurer, surtout lorsqu’on est bien accompagné – et consciemment – par ceux qui nous aiment !

 

 

Pour le futur…
parole au bébé
parole au bébéCette leçon m’a touchée moi aussi parce que vous imaginez bien qu’avec le travail que je fais, je me fais souvent regarder d’une drôle de façon. Il y a dix ans, quand je traduisais de la part de la Sagesse du bébé son besoin d’ajouter quelques gouttes d’huile de lin dans sa formule lactée commerciale (pour un apport d’oméga 3 alors que ce terme n’existait pas encore), les parents n’ajoutaient pas foi à mes paroles ou à celles de leur nourrisson.
parole au bébé
À d’autres, je parlais des émotions de leur enfant prénatal ou des pensées de leur nourrisson de deux mois et récoltais toutes sortes de réactions : mépris, incrédulité, accusations, moqueries, etc. Et cela arrive encore parfois. J’ose espérer qu’avec les années qui passent, on se mettra facilement à l’écoute de la voix de Sagesse présente en chaque bébé, tant avant qu’après leur naissance et qu’on en tirera tous de belles leçons pour grandir avec lui. Pour ma part, entendre la belle leçon de la part de William m’a encouragée à continuer mon travail de traductrice de bébé…
parole au bébé
Brigitte Denis


Consultante périnatale, Montréal - Canada
Auteur du livre : "La Parole Au Bébé", éditions Le Dauphin Blanc

www.brigittedenis.com


courriel : paroleaubebe@gmail.com
Source :

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