Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2010-12-10T09:49:00+01:00

La confiance en soi, le mal du siècle

Publié par Rosy
La confiance en soi, le mal du siècle

 

Par Dimitri Haikin


Le manque de confiance en soi est-il le véritable « mal du siècle » ? Celui qui va entraîner toutes sortes d'autres grands problèmes sociétaux comme la dépression, la solitude ou l'absentéisme au travail ? J'en suis intimement persuadé tant les témoignages de nos patients ou stagiaires sont éloquents. La croyance que quelqu'un manque de confiance en soi va freiner de nombreuses actions de sa vie quotidienne. Le doute puis la peur de soi s'installent progressivement et enferment le sujet dans une spirale de croyances négatives qui peuvent même devenir des pensées automatiques du genre : « je ne sais pas, ce n'est pas pour moi, je ne suis pas capable ». On comprend dès lors que le manque de confiance en soi va entraîner lentement mais sûrement une perte de l'estime de soi.


L'acquisition de la confiance en soi dans la toute petite enfance.

Dès les premières minutes de vie, l'enfant se nourrit des paroles réconfortantes des adultes qui l'entourent. A force d'accompagnements et d'encouragements, il va développer son désir d'explorer tous les objets du monde extérieur. Même si l'apprentissage des interdits est indispensable, l'ouverture parentale à l'audace de l'enfant est tout aussi nécessaire. La reconnaissance est le carburant de l'estime de soi et donc de la confiance en soi. Pour préparer des adultes de demain plein de confiance, il est très important que les parents soient particulièrement attentifs à cet aspect des choses : nourrir l'estime de l'enfant pour qu'il ose se faire confiance. Métaphoriquement, nous pouvons comparer cela à la sève qui permet à la plante de se développer.

Que faire si justement quelqu'un n'a pas reçu cette nourriture durant l'enfance ?

Rien n'est jamais perdu ! Tout ne se joue pas avant 6 ans. Considérons plutôt que tout se joue avant la mort ! C'est plus prometteur, non ? La confiance en soi peut se reconstruire à partir du moment où l'on accepte de coopérer loyalement avec soi-même, pour atteindre un but : se sentir mieux dans sa peau et dans sa tête. Certains sujets, très résilients y arrivent seuls, d'autres avec l'aide d'un psychothérapeute.


Quinze ingrédients pour retrouver de la confiance en soi


Apprivoiser ses peurs. Faites la liste de toutes vos peurs et aller à leur rencontre en vous posant à chaque fois la même question :

 

« A quel danger réel ou imaginaire, me renvoie cette peur ? ». Ensuite, répondez à cette deuxième question : « de quoi ai-je besoin pour être rassuré ? ».

Enfin, parlez de vos peurs avec quelqu'un qui va vous écouter sans vous juger et qui vous accompagnera dans le travail d'apprivoisement de celles-ci.

Accepter d'être plus juste avec soi-même.

Si j'accepte d'avoir des défauts, j'accepte aussi d'avoir certaines compétences.

 C'est décider de sortir de l'image négative permanente vis-à-vis de soi-même pour devenir bienveillant avec soi-même !

Commencer à remettre les choses dans une balance imaginaire qu'on viendrait de faire réparer. Elle est juste et ne bascule jamais tout à fait d'un côté ou de l'autre.

Se greffer un petit applaudimètre intérieur. Il est à l'intérieur de vous. Personne d'autre que vous ne le voyez en action. Il fait « bravo » des deux mains quand vous avez fait quelque chose de bien, dont vous êtes satisfait. Voici enfin, un concurrent loyal à votre juge intérieur qui ne cesse d'agiter son fouet au moindre doute.

Reconnaître avec humilité ses qualités singulières. Rare est celui qui ne connaît pas ses défauts. Espèce en voie de disparition, celui qui connaît et ose parler de ses qualités intrinsèques ! Faites par écrit, la liste de vos qualités personnelles. Ensuite, intégrez-les dans votre vie, vous vous en sentirez plus fort.

S'autoriser à recevoir. Difficulté majeure chez de nombreuses personnes à accepter les bonnes choses de la vie. La méthode L'Oréal en quelque sorte : « Parce que je le vaux bien ! ». Par exemple s'exercer à recevoir un compliment en disant tout simplement : « merci, j'accueille du fond du cœur » plutôt que : « mais non, c'est rien ».

Etre attentif à occuper sa place. Ne restez pas en retrait mais occuper avec modestie l'espace. Considérer qu'il y a de la place pour tout le monde, qu'occuper sa place n'a rien à voir avec le fait de prendre la place de l'autre. Dès la naissance chaque être humain à le droit d'exister sur la terre.

Oser faire des demandes claires. Positionnez-vous en vous permettant de faire des demandes claires par rapport à vos besoins. Cela fait aussi partie du développement de votre potentiel confiance. Au plus, vous vous affirmerez clairement quant à vos réels besoins, et au plus vous vous respecterez.

Accepter de dire « Non ». Cela paraît difficile pour certains mais tellement simple : quand c'est « non » à l'intérieur, cela reste « non » à l'extérieur. Souvent, nous y associons la peur de ne plus être aimé… Or, dire non en expliquant vos raisons est même quelque chose de sécurisant pour l'autre !

Renoncer à être aimé…tout le temps.

Tout n'est pas amour absolu, tout le temps.

Les sentiments cohabitent étrangement : l'amour, la colère et même la haine.

Même si nous avons tous besoin d'être aimé, c'est humain, acceptons de nuancer et sentons-nous capable d'exister même sans cela !

Acceptons le manque !

Identifier et agir ses émotions. Quand on est perdu sur un chemin, en voiture, on est bien content d'avoir un GPS pour nous ramener sur la bonne route.

Dans nos stages de gestion des émotions, nous équipons chacun d'un GPS émotionnel ! Un outil pour apprendre à identifier ses émotions et ensuite pour les exprimer afin d'avancer la vie.

Sortir de nos vieux schémas d'éducation et de nos croyances automatiques. Pour les uns, il convient « d'être fort » pour exister. Pour d'autres ce sera de « faire plaisir » ou « d'avoir un soi parfait », etc… Les milliers de fois que nous avons entendu des messages de ce type dans notre famille d'origine ont pour effet que nous agissons inconsciemment avec un ou deux pilotes d'éducation, gravés dans notre disque dur mental.

 

 Vous pouvez sur

 www.psy.be

 

faire le test en ligne gratuitement et y découvrir le vôtre. Attention, cependant, un test ne donne que des indications à prendre avec beaucoup de recul.

Apprendre la dérision et l'autodérision. Dédramatisez les événements de la vie et en acceptez les limites. On peut même aller jusqu'à rire -avec bienveillance- de ses propres fragilités.

Veiller à se faire plaisir. C'est une des prescriptions sur laquelle j'insisterai le plus ! Apprendre à s'occuper de soi comme on s'occuperait de son meilleur ami.

Cela n'a rien à voir avec l'égoïsme. C'est s'autoriser à se faire du bien, un maximum de fois, chaque jour, seul ou avec l'autre.

Cela passe par exemple par le fait de s'autoriser à vivre pleinement ses passions personnelles.

Décider fermement de rouvrir son cœur aux autres. C'est souvent une étape cruciale en psychothérapie quand on a subit des traumatismes de vie importants.

Refaire confiance au genre humain quand on a vécut des choses vraiment difficiles est avant tout une décision du cœur.

S'occuper de son corps. Retrouver le contact avec son corps permet de ressentir progressivement davantage d'unité et de sécurité intérieure.

Une vie sexuelle régulière et harmonieuse participe à notre équilibre.

Il existe également différentes méthodes pour y accéder pleinement : les sports,le massage sensitif unifiant, le watsu, le yoga, le Tai-Chi, etc.,… A chacun de trouver ce qui lui convient le mieux, il n'y a pas de règles !


En guise de conclusion

Comme vous pouvez le constater retrouver la confiance en soi demande de l'énergie et avant toute chose la ferme décision d'aller vers le changement positif et d'en être capable !

 

C'est un travail sur soi, un vrai travail de développement personnel. Mon expérience de thérapeute m'indique à quel point le groupe est un outil efficace pour avancer sur le chemin de la confiance en soi. En écoutant, les vécus des uns et des autres, chacun prend conscience qu'il n'y a pas de bonheur absolu mais que le bonheur est quelque chose d'accessible à chacun mais par fines tranches…

 

Les trop gourmands, les affamés du bonheur seront éternellement déçus. A celui qui décide d'y goûter, pleinement par petites doses, par contre…

 

Source :

http://lumiereeternel.centerblog.net/

Voir les commentaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog